Les entreprises se sentent prises en otage

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Réunis une nouvelle fois au Medef, ce jeudi 19 novembre après-midi, les acteurs économiques osent le dire : le port a beau avoir été débloqué par un référé du gouvernement et l'intervention des forces de l'ordre, "les employés du port n'osent pas reprendre le travail", "ils craignent pour leur sécurité et celle de leur famille", "il y a des pressions". Cette situation "inacceptable" n'a que trop duré, constatent collectivement et amèrement les trois organisations patronales et les syndicats professionnels concernés.

"Au bout d'une semaine, le port ne fonctionne toujours pas normalement", insistent les représentants des entreprises, qui craignent l'asphyxie du port, des entreprises qui y travaillent (transitaires, aconiers, transporteurs) et par effet de cascade des entreprises et artisans qui attendent leurs marchandises. 

Les acteurs économiques s'organisent "pour que tous ceux qui subissent des préjudices puissent engager des poursuites pénales". Unis et "déterminés à ne pas se laisser faire", ils restent mobilisés et appellent les autorités à "reprendre la main sur ce système". 

Quelles sont les perspectives ? Toute la chaîne logistique a été paralysée pendant une semaine, le retard pris prendra du temps à être comblé, si tant est que l'activité puisse reprendre (ce qui n'est pas le cas ce 19 novembre) ; trois bateaux sont attendus en début de semaine prochaine, qui ne pourront être accueillis à quai faute de place. Et qui les déchargera ?... L'effet domino sur les entreprises est catastrophique en cette fin d'année, période la plus importante pour les commerçants, déjà lourdement pénalisés en 2020 : "on hypothèque la fin d'année".

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